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mardi 11 novembre 2008

Couleurs d'automne

Clichés pris à l'occasion d'une belle balade nature. Ces photos participent au jeu d'Anne.













mercredi 1 octobre 2008

L'automne - et soupe de potiron presque comme en Styrie

L'an dernier, j'ai eu la chance de passer une semaine en Styrie. Cette région, appelée le "coeur vert de l'Autriche" est connue pour son énorme production de courges et notamment de potirons, cultivés surtout pour les pépins qui seront transformés en huile (de pépins de courge) d'une grande qualité.
J'ai tenté de retrouver le souvenir d'un velouté délicieux dégusté là-bas lors d'une froide, venteuse et pluvieuse journée de septembre...

Soupe de potiron -presque- comme en Styrie
Pour 1 personne :
1 grand verre d'eau
300g de chair de potiron
1 cube de bouillon de légumes (Bjorg)
1 à 2 cc d'huile de pépins de courge bio
quelques lanières de potiron ou de potimarron obtenues à l'économe
1 cs de pépins de courge
facultatif : crème fraîche épaisse (pour moi : crème fraîche crue de la ferme)

Préchauffer le four à 200°C.
Faire cuire pendant 15-20 minutes la chair de potiron (ou toute autre courge) coupée en gros cubes dans l'eau à laquelle on aura préalablement ajouté le cube de bouillon.
Réaliser des "chips" de potiron : placer les lanières de potiron sur une plaque et mettre au four pendant 10-15 minutes.
Mixer les morceaux de potiron grâce à une super-turbo-mixette (= mixeur plongeant).
Servir la soupe, décorer avec l'huile de pépins de courge, les "chips" de courge et les pépins de courge, et éventuellement une mini-quenelle de crème...
et appréciez toute la synergie de la courge... :)



***


Saison de brumes et de fondante fécondité

Amie complice du soleil qui mûrit
Qui complotes avec lui pour combler sous leur charge

De fruits les pampres qui courent au bord des toits de chaume

Pour plier sous leurs pommes les arbres moussus du clos

Emplir jusqu'au cœur tous les fruits de suavité

Pour faire la courge ronde et la noisette rebondie

De son amande douce ; pour faire éclore encore

Et toujours tant d'autres fleurs pour les abeilles

Qu'elles croient que les beaux jours ne finiront jamais

Tant les sucs sirupeux de l'été débordent de leurs cellules.


Qui ne t'a vue souvent au milieu de tes biens?

Qui te cherche alentour te trouvera parfois

Assise nonchalamment sur l'aire d'un grenier

Les cheveux caressés par le souffle du vent

Ou endormie dans le sillon à demi-moissonné

Aux vapeurs enivrantes des pavots, épargnant

De ta faucille le prochain andain et son bouquet de fleurs

Parfois aussi telle une glaneuse tu sais garder

La tête droite sous la charge en passant un ruisseau

Ou près du pressoir à cidre, patiemment,

Tu regardes les heures couler avec les dernières gouttes.


Où sont les chants d'avril? où sont-ils donc?

N'y songe pas, tu as toi aussi ta musique

Quand les barres de nuages fleurissent le jour qui doucement se meurt

Et touchent les éteules de leurs teintes rosées

Alors le chœur plaintif des éphémères pleure

Dans les saules de la rivière, soulevé dans les airs

Ou retombant comme le vent léger renaît ou meurt ;

Et les jeunes moutons bêlent sur la colline à l'horizon ;

Les grillons chantent dans les haies et le rouge-gorge

Siffle de son doux soprano dans l'enclos du jardin

Et des troupes d'hirondelles trissent dans le ciel


Ode à l'automne, John Keats (1795-1821)
Traduction Jean Briat, adaptée.


Vignes, Alsace.